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Rodier complète son offre de maille avec des licences et des marques amies

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today 18.01.2019
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Rodier poursuit sa mue. Avec à la direction son ancienne directrice commerciale, Valérie Attard, la marque poursuit sa transformation digitale et produit en vue de coller au mieux à l’époque. Après avoir vendu la quasi-totalité de son réseau (elle comptait une soixantaine de boutiques et en possède désormais cinq) pour miser sur la vente en ligne, la marque a décidé de se recentrer sur la maille, avec des collections qui lui sont exclusivement consacrées.
 

La collection automne-hiver 2018/19 de Rodier - Rodier


« La saisonnalité a impacté fortement nos ventes. Le réchauffement climatique entraîne des troubles dans la façon de consommer, les gens attendent les soldes pour acheter les pièces d’hiver et on pourrait désormais porter quasiment la même chose tout au long de l’année. Nous travaillons de moins en moins la grosse maille et privilégions des fils intermédiaires de cachemire et soie qui permettent au produit d’être porté sous presque n’importe quelle température, même pendant les saisons intermédiaires », explique la directrice générale de la griffe.
 
Désormais focalisée sur la maille, Rodier a décidé de faire appel à d’autres marques afin de proposer des produits complémentaires dans ses boutiques. Depuis le printemps-été 2018, elle noue des partenariats avec des labels dénichés dans les salons, qui correspondent à son ADN. Les sandales Cacatoes, les jeans Ltb, les cirés Ilse Jacobsen… « Aujourd’hui, Rodier veut être accompagnée par des personnes qui n’ont pas le même savoir-faire, autour de produits techniques. Les clients se déplacent de moins en moins en magasins et veulent être de plus en plus efficaces. Quand ils viennent en boutiques, ils sont contents de trouver leur petite maille, mais aussi le polo, le ciré ou le jean qui va avec », précise Valérie Attard.

Rodier ne s’interdit pas de véritables collaborations dans le futur. En attendant, depuis quatre saisons, la marque propose des mini-collections en cobranding avec Carrefour.
 
En plus de ses magasins de Cannes, Paris, Marseille, Le Mans, Rennes et ses deux outlets dans la capitale, la griffe dispose d'un site Internet qui est aujourd’hui sa première boutique en termes de ventes. La marque ne s’interdit pas de proposer des pop-up stores dans les villes qu'elle a quittées,  comme Aix-en-Provence, mais ne compte pas faire de wholesale. « Je crois de moins en moins aux magasins physiques », confie la dirigeante de Rodier.
 
L’un des leviers de développement identifié par la marque possédée par Shlomo Marciano (président de Folia, il est aussi propriétaire des hôtels Bachaumont et des Arts et Métiers à Paris), c’est la licence. Par ce biais-là, la griffe développe la lingerie depuis quatre ans, qui sera présentée pour la première fois au Salon international de la lingerie du 19 au 21 janvier à Paris. Mais aussi la bagagerie ou encore le sport, et est en pourparlers pour une licence de parfum et une autre de linge de maison. Si pour l’instant les licences ne représentent que 10 % du chiffre d’affaires, porté à 3,9 millions d’euros en 2017, le but serait de doubler cette part dans les années à venir.
 
 

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