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Le PDG de PVH dit "examiner des dossiers" en vue d'une nouvelle acquisition

Veröffentlicht am
today 31.10.2019
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Le groupe PVH est un géant de la mode. Propriétaire de Calvin Klein et de Tommy Hilfiger, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 9,7 milliards de dollars en 2018, en hausse de 8 %. Surtout, à en croire son PDG (Chairman et CEO) Emanuel Chirico, le groupe est prêt à racheter de nouvelles marques.


Emanuel Chirico, CEO de PVH - PVH


"Depuis que je suis PDG (13 ans, ndlr), nous avons fait trois acquisitions majeures : Calvin Klein, Tommy Hilfiger et le Warnaco Group, qui produisait toutes les licences Calvin Klein Jeans et Underwear. A présent, nous avons remboursé toutes les dettes associées à ces acquisitions, a-t-il expliqué ce mercredi au micro de Bloomberg. Nous regardons pour faire une nouvelle acquisition. Nous examinons les dossiers qui pourront s’intégrer dans notre plateforme opérationnelle. Nous voulons une société avec un beau portfolio et des équipes de haut niveau qui pourront travailler avec les nôtres."

Un projet qui pourrait se chiffrer, comme la dernière acquisition de Warnaco, en milliards de dollars, mais qui ne semble pas effrayer le dirigeant. "Etant donné la pression qui est exercée sur les secteurs de l’habillement et du retail ces derniers mois, je pense que c’est un bon moment pour un acheteur stratégique de travailler sur une acquisition et potentiellement de la réaliser."

En revanche, PVH avait déjà formulé dans ses derniers résultats trimestriels son inquiétude concernant la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine. Le groupe avait revu ses prévisions à la baisse et il était d'ailleurs souligné que le groupe avait importé environ 400 millions de dollars (361 millions d'euros) de produits chinois l'an dernier et que les nouveaux droits de douane pourraient amputer ses bénéfices d'environ 20 centimes par action sur l'exercice 2019.

Aussi son PDG a-t-il précisé ce mercredi avoir revu la part de sa production chinoise pour le marché américain. "Si vous regardez il y a deux ou trois ans en arrière, environ 35 % de notre production de produits vendus aux Etats-Unis venaient de Chine. Pour l’année prochaine, nous tablons sur environ 10 % de notre production". Le dirigeant n'a toutefois pas exclu d'augmenter certains prix pour compenser la pression exercée par l'inflation. Mais c'est un autre sujet qui semble préoccuper Emanuel Chirico concernant les tensions commerciales entre Chine et Etats-Unis.

Questions sur la relation avec les consommateurs chinois



"Nous sommes actuellement focalisés sur les taxes et les problèmes douaniers, ce sont des sujets importants. Mais je crois que nous pouvons être exposés à des dommages importants auprès des clients chinois. Les consommateurs de cette région du monde aiment les marques occidentales, et notamment les marques américaines. Mais avec cette idée d’"America First", plutôt que de négocier pied à pied, je crois que nous avons créé des niveaux de mauvais esprit. Des consommateurs chinois peuvent mettre la pression sur des marques, étasuniennes en particulier. Je ne crois pas que ce soit un problème de long terme mais ceci nous préoccupe réellement actuellement."

Si le groupe conserve un fort ancrage américain, avec 46 % de ses ventes réalisées aux Etats-Unis en 2018, son activité est en réorganisation sur ce marché. Et l'Asie représente une terre de conquête. Tommy Hilfiger, qui avait organisé un défilé avec Lewis Hamilton, était notamment en opération séduction sur la Chine et avait engrangé une progression à deux chiffres sur ce marché en 2018. Lors de son dernier exercice, PVH réalisait 12 % de ses ventes en Asie.
 

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