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Paul Kaplan
Veröffentlicht am
26.04.2021
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Le gouvernement britannique envisage de nommer un "arbitre" pour assainir la chaîne d'approvisionnement du secteur de la mode

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Paul Kaplan
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26.04.2021

Le gouvernement britannique envisage de resserrer les relations entre les principaux détaillants britanniques et leurs fournisseurs. Selon le quotidien The Guardian, un groupe de députés transpartisans étudie actuellement la possibilité de nommer un arbitre du secteur de l'habillement, dont le rôle sera comparable à celui qui supervise déjà l'industrie alimentaire au Royaume-Uni.


Boohoo


Selon Kwasi Kwarteng, le secrétaire d'État britannique aux Affaires, à l'Énergie et à la Stratégie industrielle, le gouvernement étudie également la mise en oeuvre d'un système de licence pour les fabricants de vêtements.

D'après le quotidien, l'ancien responsable de l'application des lois sur le marché du travail, Matthew Taylor, soutient cette initiative : selon lui, les mesures non-contraignantes n'ont pas permis d'améliorer de manière substantielle les salaires et les conditions de travail des personnes travaillant dans la chaîne d'approvisionnement de l'industrie de la mode.

Ces problèmes ont été particulièrement flagrants cette année et l'année dernière, lorsque le détaillant de fast-fashion Boohoo a fait l'objet d'un examen minutieux des conditions et pratiques de travail dans ses usines au Royaume-Uni et à l'étranger. 

Kwasi Kwarteng aurait écrit aux députés pour vanter les mérites de l'arbitre supervisant l'industrie alimentaire, qui "s'assure que les grands détaillants du secteur traitent leurs fournisseurs directs de manière légale et équitable" en appliquant un code de conduite spécial.

Cet arbitre a le pouvoir d'infliger aux grands détaillants des amendes pouvant aller jusqu'à 1% de leur chiffre d'affaires au Royaume-Uni. Il a enquêté sur des entreprises comme Tesco, Co-op et Morrisons, exigeant d'elles qu'elles adaptent leurs pratiques. 

Dans la lettre adressée à la commission parlementaire d'audit environnemental, consultée par le Guardian, Kwasi Kwarteng explique que plusieurs responsables politiques ont déjà entamé des discussions avec les militants en vue de mettre en place un système similaire dans le secteur de l'habillement.

Mais le secrétaire d'État met en garde: "Il existe des différences significatives entre le secteur alimentaire et l'industrie de la mode, en termes d'échelle et de répartition des parts de marché, et nous devons donc être sûrs que ce modèle serait aussi efficace pour le secteur de la fabrication de vêtements".

Dans sa lettre, celui-ci ajoute que le gouvernement envisage également un système de licence pour les fabricants de vêtements, qui pourrait fournir des garanties supplémentaires aux détaillants. Kwasi Kwarteng a l'intention de "présenter" des propositions pour mettre sur pied un organisme unique d'application des droits du travail.

Tout en rappelant que pendant la pandémie, le gouvernement a "encouragé les entreprises à honorer les commandes passées" dans des pays comme le Bangladesh.

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