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La Perla dans la tourmente

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today 25.06.2019
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Après quelques années d’accalmie, La Perla se trouve à nouveau sous le coup d’un important plan de licenciements, portant sur 100 à 120 employés qui travaillent au siège et dans les ateliers de la griffe historique de lingerie haut de gamme italienne à Bologne. Soit un quart des effectifs s’élevant à 430 personnes. Les syndicats ont immédiatement proclamé une grève de 16 heures.


Le site italien de La Perla est menacé par un plan de licenciements - laperla.com


Aucun plan industriel n’accompagne cette annonce, soulignent les syndicats. Les dirigeants de l’entreprise ont juste fait savoir dans une note, citée par la presse italienne, que l’entreprise « a engagé un plan de réorganisation prévoyant la rationalisation de fonctions sans lien avec la production directe ». Une opération qui « s’est rendue nécessaire pour pouvoir garantir la continuité des activités de production à Bologne ».

Et la société d’enfoncer le clou, en expliquant que « le plan de réorganisation est nécessaire et ne peut plus être reporté pour ramener à l’équilibre une gestion opérationnelle de l’entreprise en souffrance depuis 20 ans ».

Depuis qu’elle a été cédée par la famille fondatrice Masotti en 2007 au fonds d'investissement américain JH Partners, la maison fondée en 1954 n’a jamais réussi à se relancer en dépit des nombreux investissement engagés, touchée par une concurrence de plus en plus accrue, pénalisée par la hausse des coûts de production en Italie et une mauvaise gestion.

Rachetée par Silvio Scaglia en 2013 via sa holding Pacific Global Management, alors qu’elle avait été placée en procédure de concordat préventif auprès du tribunal de Bologne, la marque est passée en février 2018 aux mains du groupe d'investissement Sapinda, appartenant au controversé financier allemand Lars Windhorst, qui compte à son actif deux faillites et s’est retrouvé récemment mêlé au dossier du fonds britannique H2O, touché par des problèmes de liquidité.

Selon le Financial Times et Business Insider, les déboires actuels de la marque de lingerie, dont les comptes étaient déjà critiques en 2017, seraient liés aussi en partie aux investissements de son nouvel actionnaire.

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