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La mode Made in France montre sa diversité au Mif Expo

Veröffentlicht am
today 10.11.2019
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Sur une file de plus d'une centaine de mètres, les visiteurs étaient nombreux dès l'ouverture du Mif Expo, le 8 novembre au matin. Le point de départ de quatre jours de grand messe dédiée au Made in France. Un salon grand public aux allures de Foire de Paris où, comme le relevait FashionNetwork.com, la mode est présente en force, soulignant la résilience d'une filière tricolore éprouvée, mais profitant de l'intérêt croissant depuis une décennie pour la production de proximité. 


Mif Expo attend 75 000 visiteurs - MG/FNW


Cette huitième édition attend quelques 75 000 visiteurs. Et, à voir l'engorgement des étroites allées composant cet éphémère labyrinthe de savoir-faire, le pari pourrait fort bien être rempli. Au sein de ce vrombissant assemblage de stands émergent deux pôles dédiés aux marques et fabricants de mode, composant une offre de 225 stands d'habillement, aux positionnements variés. Des stands où les visiteurs se présentent sans jamais être à court de questions sur les mode de production. Signe, pour les exposants rencontrés, d'un dialogue qui avait tardé à se mettre en place.

"Cela fait 20 ans que l'on fait du made in France, mais l'on est nul en marketing. Alors, ce salon, c'est vraiment l'occasion de faire connaitre notre approche", explique ainsi à FashionNetwork.com Estelle Cassals, dont la marque de maroquinerie Estellion, fabriquée à Domazan, est aujourd'hui distribuée par une soixantaine de points de vente. Même perception du côté de Katxi, la marque sportswear basque fondée par Thibaud Lenoir et Jean de Jaureguiberry, et qui s'est fait fort de produire dans un rayon de 50 kilomètres autour de son atelier de 300 mètres carré, inauguré en avril dernier Saint-Jean-de Luz.

Le Mif Expo a tôt fait de vous départir de votre sens de l'orientation, et tend à facilement déstabiliser par un découpage se faisant par régions plus que par typologie de produits. C'est ainsi que les visiteurs peuvent tomber par hasard sur un Olivier Massip affairé : quatrième génération du maroquinier familial bordelais De Grimm, ce dernier finalise une pièce sous les regards admiratifs. Quelques mètres plus loin, c'est Marie Kastner, qui a fondé il y a 4 ans France Angora (Dordogne), qui avance patiemment sur un tricotage, entouré d'écharpes, snoods et pulls aux couleurs variées. Encore quelques mètres et voici Le Sac du Berger (Aveyron), qui propose ses sacs en cuir ou laine made in France, évoqués par FashionNetwork dans le cadre du projet Tricolor.

Les stands se succèdent ainsi sans se ressembler. Des espadrilles Payotte fabriquées à Mauléon (Maine-et-Loire), on arrive ensuite sur les sacs en toile marine conçues à La Rochelle (Charente-Maritime) par Esprit Voile, puis sur les sneakers normandes 100 % recyclables de Caruus, avant de croiser Les Laine du Forez venues de Valeille (Loire), ou encore les cravates du savoyard Atelier F&B, et les produits sportswear de la marque Arod de Saint-Didier-en-Velay (Haute-Loire). Sans oublier les sacs haut-de-gamme produit sur la Riviera par la marque Bob Carlton, et qui a notamment réalisé un sac de voyage pour l'hôtel du Cap Eden Rock.


MG/FNW


Le salon est également l'occasion pour les visiteurs de tomber sur des stands positionnés sur le BtoB, à l'instar de celui de l'entreprise rouennaise Romain Brigault, qui équipe marques et points de vente haut-de-gamme de cabines de scan corporel, permettant de commander des pièces sur-mesure chez des façonniers tricolores. Le salon est également pour Jean-Baptiste Fontanaud l'occasion de présenter aussi bien aux marques qu'aux visiteurs La Carte Française, cette carte cadeau réunissant 80 marque Made in France, dont il détaillait à FashionNetwork.com les ambitions quelques jours plus tôt.

Mais, quand on parle de mode Made in France, la mode responsable n'est jamais loin. Déjà présente dans ce même hall en septembre à l'occasion du salon Who's Next, la marque Aatise affiche ainsi fièrement son label Sloweare. Sa fondatrice Heide Baunann y explique aux visiteurs ses robes personnalisables, pantalons et tops, produits à partir de tissus recyclés et responsables. "Quand on parle avec les visiteurs, on se rend bien compte qu'il y a un engouement pour le Made in France tout comme il y en a un pour le développement durable", explique la directrice de marque Julia Schena. Même constat du côté du spécialiste du lin Spl!ce, dont la fondatrice Marion Lemaire Lacaux s'était lancée sur ce même salon voilà un an, et qui y revient pour y présenter son premier modèle de polo en lin made in France, filé par l'entreprise Safilin. L'occasion aussi d'expliquer aux visiteurs le projet Linpossible, également porté par 1083 et Le Slip Français.


MG/FNW


Deux porte-drapeaux de la mode Made in France qui ont d'ailleurs répondu présents pour cette nouvelle édition du salon. Venu notamment présenter son livre évoquant son aventure Made in France (lire notre article dédié), le fondateur de la marque de jeans 1083 Thomas Huriez prenait ainsi part avec Guillaume Gibault (Le Slip Français) à une table-ronde inaugurale à laquelle s'est prêtée la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runachet, venue davantage partager son enthousiasme et mettre en avant sa Stratégie Nationale pour l'artisanat et le commerce de proximité.

Le salon se poursuivait jusqu'à ce lundi 11 novembre, avec notamment la visite annoncée samedi 9 novembre de José Bové, du député Mounir Mahjoubi, et de l'ex-ministre de l'Industrie Arnaud Montebourg. Sans oublier un autre ancien ministre, Yves Jego, président du label Origine France Garantie. 

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