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L'été 2005 à peine fini, voici l'hiver 05 et l'été 2006 selon les tendanceurs

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AFP
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today 05.09.2005
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PARIS, 5 sept 2005 (AFP) - L'été 2005 est à peine fini, que s'annoncent l'hiver 2005/06, le printemps et l'été 2006 grâce aux bureaux de style, chargés de décoder les nouvelles tendances mode dans le monde entier pour les fabricants de tissus, stylistes et détaillants.


Jeune fille en mini jupe faisant du shopping
Photo : Wang Jun-Young

En fait, ces "têtes chercheuses" travaillent déjà sur 2007 et 2008 mais le résultat de leurs investigations, pour les prochains mois seulement, s'expose jusqu'à mardi dans les différents salons professionnels parisiens consacrés à la mode ou à la maison.

Leurs notes de style - tous bureaux confondus - pourront dans un premier temps rassurer le consommateur lambda : les tendances sont multiples permettant à chaque tribu - selon son âge, son milieu social, ses centres d'intérêts, etc... - de se retrouver.

Pour la maison, l'heure est à la théâtralisation de la maison. Ce que Vincent Grégoire (bureau Nelly Rodi) appelle la maison "historique-hystérique, grandiose comme un théâtre antique pour des dieux et des vestales d'aujourd'hui" avec un "style gréco-romain mâtiné d'Empire".

Cécile Rosenstrauch (Peclers) parle d'"édition limitée", de "théatraliser pour sublimer le quotidien", de "s'inspirer des fastes grands siècles".

Elisabeth Leriche (agence éponyme) préfère se placer sous le règne animal avec "un bestiaire familier ou fabuleux" présent sur les murs, en imprimé, en trophée qui n'exclut pas l'humour et la fantaisie dans "cette nouvelle Arche de Noé".

François Bernard (Croisements) explique pour sa part qu'il s'agit de réinventer "une esthétique rustique radicalement nouvelle, un +primitivisme de demain+ où se réconcilient le mythique et l'actuel".

Dans les autres secteurs, le choix est tout aussi multiple, de l'esprit "Exquise marquise" pour les bijoux et la mode au "Gypsy Baba" et à la "Graphic Lolita", selon Elisabeth Leriche et Vasken Yeghiayan qui ont oeuvré pour les salon Eclat de mode et Prêt-à-porter Paris.

Le "melting pot" reste une valeur sûre avec les mélanges de "cultures, styles, genres" pour "puiser dans toutes les richesses du patrimoine pour le réinventer", raconte Cécile Rosenstrauch, "faire se télescoper décors anciens sur éléments 21e siècle". Le vintage, l'ethnique et le voyage sont des sources inépuisables d'inspiration.

Le retour aux sources inspire des vêtements "tendances hamish" pour une "silhouette confortable, sobre et minimaliste" aux tons blancs et pastels froids. A l'opposé, il existe aussi une "acid baby doll", dont l'univers est influencé par les "illustrations kawaï japonisantes". Les tons acides ont sa préférence avec "les superpositions excessives et les volumes exagérés".

Pour Promostyl, une chose est sûre, la tendance est à la "désaisonnalité": "on porte des bottes en été, des bermudas et des tops mousseline en hiver".

Les inspirations vont du folklore slave, aux emprunts ethniques pour contrebalancer la rigueur de l'esprit uniforme ou le glamour et le trié à quatre épingles très années 50.

Au pied (salon Midec), le verdict est identique : on peut adopter le style "romance nature", l'esprit "beach party", le "primitive design" ou le "gypsy song", selon le bureau de style Chaussure maroquinerie cuir. Pour retrouver selon les cas, esprit princesse, exotismes, références tribales, folklores du sud et de la Méditerranée.

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