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Gas Bijoux : son atelier d'artisanat à Marseille, un atout pour séduire les Chinois

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today 02.12.2019
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Début novembre, Olivier Gas, le PDG de Gas Bijoux, s’est envolé pour la Chine aux côtés du président de la République Emmanuel Macron et d’une cinquantaine de chefs d'entreprises tricolores afin de faire la démonstration du savoir-faire français. Au milieu de poids lourds comme L’Oréal, LVMH ou encore Sanofi, la société familiale labellisée Entreprise du patrimoine vivant (EPV) en 2011 a voulu porter haut les couleurs de l’artisanat.


Bracelet issue de la collaboration entre Gas Bijoux et Françoise - Gas Bijoux


Hasard du calendrier pour Gas Bijoux, cette visite en délégation coïncidait avec l’ouverture de sa seconde boutique chinoise. "La Chine est un marché relativement nouveau pour nous puisque nous y sommes depuis deux ans. Aujourd’hui, Gas Bijoux y compte six corners et nous ouvrirons en 2020 notre troisième boutique dans la ville de Shanghai", indique Olivier Gas, qui dirige la marque de bijoux fondée il y a 50 ans par son père.

Si l’empire du Milieu représente encore une infime partie des ventes de Gas Bijoux, l’intérêt que lui portent les Chinois est grandissant. "Dans un pays où il y a beaucoup de contrefaçons, Gas suscite l’intérêt par son histoire et le fait que nos bijoux soient fabriqués par des artisans. Nous avons donc signé un accord avec un spécialiste chinois de la Big Data pour concevoir une application permettant de flasher un bijou Gas et d’obtenir une foule d’informations concernant sa traçabilité."

Un savoir-faire que la marque s’attèle également à mettre à l’honneur dans son réseau hexagonal. Via un casque à vision 360°, Gas Bijoux propose à ses clients de découvrir ses ateliers marseillais où officient 80 artisans. Une expérience virtuelle qui voyage au sein de ses dix boutiques françaises. "Les gens connaissent notre marque mais ignorent très souvent le travail qui se cache derrière nos bijoux", explique Olivier Gas.


Collier issue de la collaboration entre Gas Bijoux et Françoise - Gas Bijoux


Outre les bijoux, la marque développe depuis l’été dernier une ligne de sacs, un territoire qu’elle veut désormais étendre. Toujours versant mode, Gas Bijoux collabore avec la marque de prêt-à-porter féminin Françoise, lancée fin 2018 par pour Johanna Senyk, la fondatrice de Wanda Nylon. Au programme : une ligne de 25 références de bijoux créatifs dont les prix oscilleront entre 200 et 800 euros (contre 150 euros pour le prix moyen d’un bijou Gas) et qui sera lancée en janvier 2020.

"Nous avions déjà travaillé avec Repetto ou Ancient Greek Sandals, mais jamais avec une marque de prêt-à-porter", détaille Olivier Gas. C’est sa sœur Marie Gas, directrice artistique de Gas Bijoux et fondatrice des concept-stores multimarques By Marie, qui en a eu l’idée. Les fruits de cette union s’épanouiront au sein des boutiques By Marie, des Galeries Lafayette, de Corso Como ou encore de Barneys.

La marque, qui compte 600 revendeurs multimarques dans le monde, poursuit par ailleurs le développement de son réseau. En France, où Gas Bijoux réalise 70 % de ses ventes, la griffe ouvrira dans quelques semaines une boutique à Bordeaux. Celle qui est également présente via 20 corners hexagonaux vient d’en ouvrir un nouveau à Beaugrenelle (Paris XVème) et sera présente à la Samaritaine dont la future ouverture est annoncée pour le mois d'avril prochain.  

A l’international, Gas Bijoux compte une boutique à Milan, une à Tokyo, une récemment ouverte à Tel- Aviv et trois à New York, et ambitionne de renforcer son réseau étasunien en investissant la côte ouest. Avec son positionnement de haute fantaisie, Gas Bijoux, qui ne détaille pas son chiffre d’affaires mais a selon les comptes déposés dépassé en 2018 les 14 millions d'euros, revendique une croissance annuelle de 10 %.
 

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