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Eram, Petit Bateau et Decathlon s'allient pour faire naître une plateforme dédiée à la circularité textile

Veröffentlicht am
25.06.2020
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3 Minuten
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C'est en mutualisant leurs forces et leurs savoirs que des marques, des chercheurs et des universitaires comptent avancer sur le chemin d'un écosystème mode plus durable. En ce sens, la chaire BALI a été lancée il y a trois ans par l'école d'ingénieurs ESTIA, basée à Bidart, pour réfléchir au futur industriel du secteur textile. Elle voit aujourd'hui grossir ses rangs avec le soutien de l'enseigne de souliers Eram, de la marque Petit Bateau et du spécialiste de la seconde main Patatam. Ces trois acteurs rejoignent Decathlon, déjà engagé auprès du groupe de recherche, auquel participent également le CETI (Centre européen des textiles innovants, basé à Roubaix) et l'éditeur de logiciels Belharra.


Pleins feux sur la question de la seconde vie des produits mode. - Shuttersotck


Le sujet central des parties prenantes est l'impact de la filière et la seconde vie des produits. Leur réflexion va se concrétiser l'an prochain : la première plateforme textile industrielle française dédiée à la circularité sera mise en service en Nouvelle-Aquitaine en 2021. Les déchets textiles et chaussures y seront revalorisés.

Les marques associées au projet ont besoin d'innovation pour transformer leurs modèles économiques : recyclage, réemploi, automatisation et fabrication à la demande... "La crise Covid-19 n’a fait qu’accélérer la transition du secteur. Il faut agir vite, en travaillant main dans la main avec les grands acteurs de l’industrie pour regagner notre souveraineté historique dans le textile. [...] Nous en sommes convaincus : l’économie circulaire est le futur de l’économie de la mode digitale, locale et écologique", commente Chloé Salmon Legagneur, responsable de la chaire BALI (qui signifie 'Biarritz Active Lifestyle Industry').

Une aventure collective



La participation du groupe Eram dans ces travaux rejoint sa politique RSE nommée Change for Good, qui implique notamment de favoriser l'éco-conception de ses produits. "Nous devons repenser nos modes de conception et de fabrication pour diminuer notre empreinte carbone et limiter l’utilisation de ressources naturelles non renouvelables, mais aussi pour se connecter davantage avec les attentes de nos clients", expose Isabelle Desfontaines, directrice des projets RSE du groupe Eram.

Chez Petit Bateau, la digitalisation et l’automatisation de l’outil industriel est une priorité, afin "d'accélérer notre transition vers l’usine 4.0 pour gagner en flexibilité et en réactivité sur le marché. Notre usine de Troyes va être le laboratoire de nos innovations", annonce Anne Masanet, la directrice du développement & achats produits de la marque de mode du groupe Rocher.

Les préoccupations écoresponsables s'immiscent évidemment à chaque strate de la filière. Eric Gagnaire, cofondateur de l'entreprise de mode d'occasion Patatam, le résume ainsi : "agir ensemble est indispensable car il y a plusieurs étapes sur le marché : la confection, la collecte, la seconde main, et aujourd'hui il faut créer une filière de recyclage. C'est pour cela que nous devons nous mettre autour de la table et travailler ensemble."

Ce projet permet aussi de former et d'accompagner la prochaine génération d’ingénieurs et de designers "aux commandes d’une nouvelle industrie 4.0, relocalisée et digitalisée". La chaire BALI, qui organise chaque année la 'Fashion Tech Week', est soutenue financièrement par la région Nouvelle-Aquitaine pour l'émergence de cette plateforme de recyclage textile.

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