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27.09.2005
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Défilés milanais : la robe atout majeur de la femme pour l'été 2006

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AFP
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27.09.2005

MILAN (Italie), 27 sept 2005 (AFP) - La robe sera l'atout charme de la femme l'été prochain, qui oubliera le jupon de cet été et le pantalon, selon les collections prêt-à-porter présentées mardi à Milan, de Prada à Marni, en passant par Ferretti et Emilio Pucci, dont le défilé était le dernier signé du couturier français Christian Lacroix.


Création du couturier Christian Lacroix pour Pucci lors des collections Printemps-Eté 2006, le 27 septembre 2005 à Milan - Photo : Patrick Hertzog

"J'ai appris le bleu avec la maison Pucci", a raconté à l'AFP Christian Lacroix, qui a annoncé son départ avec regrets de la griffe italienne dont il assurait la direction artistique depuis trois ans, afin de pouvoir se concentrer notamment sur sa maison de couture parisienne.

Pour son dernier défilé milanais, le couturier a simplifié les imprimés psychédéliques caractéristiques de Pucci pour des dégradés subtils aux couleurs des mers du Sud.

"Le bleu du matin au soir, des tee-shirts aux jerseys infroissables... comme une balise idéale pour cette nouvelle femme inventée par le marquis Pucci dans les années 60 qui avait troqué ses malles pour des sacs souples", a-t-il dit.

Entre robes longues plissées en mousseline aux allures de vestale et tuniques azur à l'encolure rebrodée de cabochons, l'été 2006 sera maritime. Le blanc des robes dentelles et le noir rebrodé d'or ou de perles de jais le soir seront toutefois autant de valeurs sûres.


Création de Prada lors des collections Printemps-Eté 2006, le 27 septembre 2005 à Milan
Photo : Filippo Monteforte

Avec Prada, le faux blanc s'élève au rang d'art. Les robes multiples - tablier, chasuble, paréo, droite, plissée, rebrodée de perles etc - semblent pour beaucoup comme sorties de terre après avoir été froissées. Derrière ce jeu de trompe l'oeil, on imagine le travail technique pour restituer faux plis permanents et fausses traces de délavé. Le rouge écarlate des lèvres des mannequins et leurs chaussures or, argent ou rouge cramoisi tranchent avec les tons sables ou terreux.

Le noir et le blanc ne sont pas exclus, à condition de s'orner de traits fins pour une illusion de patron de couture. Une touche de rose poudré et de mandarine apporte une note acidulée.

Chez Marni, l'imprimé est une seconde nature. Chaque saison, Consuelo Castiglioni part sur de nouveaux dessins et des palettes différentes pour des rendus délicats et accrocheurs. Avec elle, les robes deviennent des toiles impressionnistes ou abstraites. Quand le dessin s'efface, le travail d'ombré prend le dessus donnant de l'énergie à des bruns ou des gris.

Elle manie également le trompe l'oeil avec une robe composée en fait d'un chemisier et d'une jupe accrochée.


Création de Alberta Ferretti lors des collections Printemps-Eté 2006, le 27 septembre 2005 à Milan Photo : François Guillot

La douceur et l'ultra féminité règnent chez Alberta Ferretti qui a travaillé les tons or vieilli, bronze, doré, ivoire sur des robes de toutes les longueurs, du mini au long, avec une inspiration lingerie ou Empire,

Les soies règnent en maître, rarement laissées au naturel. Des drapés-plissés à la Grès en mousseline rompent le calme d'un devant. Plis larges, écrasés, découpes, gansés, effets froissés et noeuds plaqués apportent du rythme. Le soir, les tons nuages d'orage et poudrés se laissent approcher par un rouge coquelicot tonique.

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